5.02.2009

WE LOATH YOU

Alister, Dondolo, Damien, Cheval Blanc, Alex Rossi, DAP…

Au-delà des batailles d’ego, cinq artistes à l’ombre de la « nouvelle scène », font sauter quelques barrières dans un joyeux bordel. Avec trois préceptes : « ne joue pas que pour ta gueule », « aime ton prochain et son œuvre musicale », « interprétons ensemble les chansons des autres ». Ici, se définit la scène. La vraie.
Reprenons.

La VERITABLE SCENE FRANCAISE, sera mercredi 13 mai au Divan du Monde, lors de la Fear & Loathing # 10.

D.A.P. http://www.myspace.com/legroupedap
En première partie, D.A.P. dispensera les premières suées nocturnes, dans un lent vol d’oiseau, sensuel et intimiste, mix d’influences filmiques et gainsbourgiennes.

ALISTER : http://www.myspace.com/alistermusic
« Aucun mal ne vous sera fait ». Bien au contraire. A creuser dans l’œuvre de ce looser affirmé de la chanson française, on y trouve pas mal d’humour noir et de lucidité. Putain, qu’est-ce qu’on va faire de toi ?

DONDOLO: http://www.myspace.com/dondolo8
Etre original (et cohérent) à notre époque n’est pas une mince affaire, le Manifeste du Dondolisme est sur orbite.

DAMIEN : http://www.myspace.com/damien
Quelque part entre Sébastien Tellier et la new wave. La chanson française, Human after all.

CHEVAL BLANC: http://www.myspace.com/22chevalblanc
Pourfendeur des fades, des lisses, des consensuels de la chansonnette, Cheval Blanc est LE destrier-sauveur galopant sur les terres du spleen et sa poésie.

ALEX ROSSI: http://www.myspace.com/alexrossi
Touche-à-tout fan de Bukowski, sait quand il veut où il veut, tremper sa musique dans une sauce italienne, tel un Nino Ferrer des temps modernes.

Libellés :

PLAYLIST # 961 : DAMIEN - "THE FROGS"

PLAYLIST # 962 : DONDOLO - "NOBODY MUSIC"

PLAYLIST # 963 : CHEVAL BLANC - "ACLARTE"

PLAYLIST # 964 : ALEX ROSSI - "DANS LA LUNETTE DE MA CARABINE"

PLAYLIST # 965 : D.A.P - "GEORGE MICHAEL"

4.20.2009

ALISTER'S RESTAURANT



Les trésors cachés d'Alister dans le numéro Hors-Série Musique de "Technikart" (sortie le 18 avril 2009)

Libellés :

2.14.2009

EPIDERME (BON COMME LA CAMPAGNE)



"Elle s’est levée du siège passager pour prendre le vent.

Il faudrait que j’arrive à dormir.

Selon des études américaines, les femmes tuaient dans la discrétion et étaient moins sadiques que les hommes. Elles ne constituaient que 8% de l’ensemble des serial-killers et se divisaient en 2 grandes catégories : les « veuves noires », qui tuaient maris, amants, et autres enfants pour des raisons essentiellement matérielles, et les « anges de la mort » qui se débarrassaient des personnes dont elles avaient la responsabilité (infirmières notamment) par simple volonté de puissance.

Et elle, sous mes cernes.

Et ses plantes carnivores.

Comment s’amuser sans pénétration.

Elle grattait les épidermes quotidiennement. En recueillait une légère poussière saumâtre et les offrait à ses végétaux préférés.

« Je n’ai connu qu’un homme, un vrai ». Une aussi jeune fille… Et non c’était pas vous les mecs.

« Emmène-moi en Italie », main posée sur mon entrejambe.

Devant un cure-dent, elle me parle de "Gary". Je rectifie : "Jarry".

Les lacets de la route s‘enchaînent plus rapidement.

Bavardage. C’était une chimère de plus, un hochet mental, un scorie du passé qui, en fait, après cuisine, s’avérait être un raté notoire dont elle n’avait été que la maîtresse et qui l’avait rapidement quittée pour rejoindre la régularité du ménage et des comptoirs, épuisé par les charcoteries débutantes de mademoiselle. Au moins, lui, était resté en vie et abonné à « L’Equipe ».

L’avenir dure longtemps.

Date sur la tombe de Victor Noir. Prévisibilité…

Elle hurle au vent.

Il faut que je me tire. Je crois en avoir fait le tour. Mais le piège s'installe comme un vieux parent. Quelque chose fascine. Suspend. Relativise.

Elle maîtrisait parfaitement la différence entre Dionée (aussi appelée « Attrape-mouche de Vénus « ) et Droséras (qui avec son système de piège était, selon elle, la preuve de l’existence d’une Volonté supérieure à l’homme) qui peuplaient son modeste 33 m² . Elle nourrissait la première de sexes cyclopéens et la seconde de membres plus humbles.

Assise sur le piano. Le cul sur les touches, j’entends. J’écoute. J’évite la lame de peu. Plus tard…

Althusser a tué sa femme en 1980. L’année de sa naissance sans doute.

Comment la pénétrer sans amusement.

Cette façon de complètement s’inventer est propre à celles qui comprennent plus vite que d’autres la médiocrité des hommes. Et si elle plaisait tant c’était sans doute à cause de cela. Et de sa callipygie.

Nue sur la chaise elle arrose ses plantes. Et recoud ses plaies.

Elle est contagieuse.

Je rate le virage.

Elle éclate de rire et s’envole."

Christophe Ernault, 2009.

BLONDE ON BLONDE

1.24.2009

PLAYLIST # 966 : CHATEAU MARMONT : "MAISON KLAUS" (2009)



Dans cette sublime maison "Klaus", délicieusement hexagonale, se croisent, hagards de désir, Jean Louis-Burgat, Véronique Jeannot, Erik Gilbert, Vladimir Cosma (dans un très très bon jour), Michel Gesina, Greg Germain, Anne Sinclair, Sophie Marceau et, évidemment, l'inoubliable Didier Vasseur.

On prend sa carte de membre, EVIDEMMENT.



Découvrez Chateau Marmont!

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ALISTER CHORUS

ALISTER CRASH



"Alister grande tige chevelue christique nous fait croire à un trentenaire un peu looser un peu régressif un peu paumé mais ce n’est pas tout. Car de son album « Aucun mal ne vous sera fait » transpire aussi la poésie très contemporaine d’une génération berçée par « Chercher le garçon » de Taxi Girl, élevée au Gainsbarre, et s’amusant encore des « élucubrations » d’Antoine. Alister aligne nonchalamment des textes empreints de jeux de mots, touchant parfois au surréalisme (…) par une écriture où l’alliance des mots transforme le ridicule en majesté (…)"

Fabien Guyon et Grégoire Louis
Crash
Janvier 2009

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12.11.2008

reste desserré !

L'ATTENTAT A LA PUDEUR DU MOIS



Cacher son "Je". Montrer la rigueur d'un désordre. Contempler un building. S'obliger à refléter le monde. Monochromie et obsession. Grand écart offert. Arrêter les parallèles. Érotisme du vide. Le nombre dort. Qu'a-t-elle encore envie de regarder? Détruire pour voir ce qu'il y a dedans. Désaffecter tout. Demain les mêmes visages. Le pylône comme seul miroir. Attentat à la pudeur. Le bon double sens athénien. Convergence des éléments. Ne dévoiler son but qu'en l'atteignant. Ironie de l'ordre. Styler l'exercice. Symétrie de l'énigme. Commencer par la fin. Recommencer…

Christophe Ernault

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PAN! # 17

ALISTER - "A WHITER SHADE OF PALE" (TARATATA)

11.03.2008

PALACE

ALISTER, UN DANGEREUX GAUCHER

10.21.2008

ALISTER A LA CIGALE, LE 30 0CTOBRE 2008


« Alister sur scène c'est d'abord un groupe épais, compacté autour du jeu de batterie à la violence sourde de Julien. Lui combine la puissance d'un John Bonham à l'aisance désinvolte d'un Ringo Starr. Il suffisait de lui associer l'homme de la situation à la basse, lequel va tourmenter nos fondements avec un jeu animal, sobre et rond. L'homme semble sorti d'un casting pour une reformation des Shadows( costume étriqué, cravate fine, lunettes Buddy Holly) mais on assoirait un mammouth sur son jeu de main gauche. Curieusement, le plus discret du lot, encore plus dans l'obscurité que les autres(!), c'est Dino, guitariste vibrant, à la fois brut et sophistiqué.

Il construit ses rythmiques par stridences pas toujours maîtrisées, mais semblent jouir de ce non contrôle. Côté cour, Alister, veste de velours et tignasse révoltée, balaye sa Telecaster de gaucher avec empressement. Il lâche peu de mots au début, puis prend de l'assurance, et laisse fuser un propos toujours en contrepoint, flottant entre l'absurde et le non sens. A des lieues des termes habituels de l'establishment rock, avec ses interventions prévisibles, ses 'Ca va? » forcés, et ses clins d'oeil téléphonés.
Ce que raconte Alister entre les chansons, et quand il est enfin en confiance il parle beaucoup, relève de la même posture détachée, sarcastique, qui illumine toutes les chansons de « Aucun mal ne vous sera fait ». Sincérité lucide, qui l'autorise à passer du riff ravageur de « Fille à problème », à la déchirante confession de « Désordre », en passant par la seule chanson en anglais du set, « I am stupid and I want to have sex », un titre qui ne nécessite pas de traduction, et que les Ramones eux- mêmes n'auraient pas renié. Pour l'heure, Alister ne monte sur scène que pour défendre les chansons de son unique album. Mais ce qu'il a à livrer est suffisamment urgent, suffisamment intense pour souffler à l'oreille de ses amis qu'un jeune type, chanteur de rock et artiste intégral, parcourt le pays avec le set le plus intelligent et le plus saignant qui soit aujourd'hui. Et en français dans le texte, bordel ! »

© José RUIZ / Hitmusemag.com - 12 mai 2008

http://www.hitmusemag.com/Alister__Nuits_Zebrees___Nova_Sauvagine-1131-hitmusemag.html

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PASTICHE 51